Sortir EADS, la maison-mère d'Airbus, de la crise : c'est l'objectif du sommet Sarkozy-Merkel aujourd'hui à Toulouse. Cette rencontre a lieu alors qu'entre Paris et Berlin, les contentieux économiques s'accumulent.
Entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, la lune de miel aura été de courte durée. Le traité simplifié, en juin, les avait certes réuni : il avait donné l'occasion au président nouvellement élu de marquer le retour de la France en Europe, à la chancelière allemande d'achever son (...)
Le président de la banque centrale américaine (Fed), Ben Bernanke, a répété que la Fed était prête à agir "en fonction des besoins" pour permettre à l'économie d'absorber les turbulences financières, dans une lettre reproduite mercredi dans le Wall S...
WASHINGTON (Reuters) - Ben Bernanke réitère, dans une lettre rendue publique mercredi, l'engagement de la Réserve fédérale américaine à fournir des liquidités suffisantes sur les marchés financiers.
Le président de la banque centrale américaine (Fed), Ben Bernanke, a répété que la Fed était prête à agir "en fonction des besoins" pour permettre à l'économie d'absorber les turbulences financières, dans une lettre reproduite mercredi dans le Wall Street Journal.
Plus d'un quart des échanges mondiaux de pétrole se négocient entre Lausanne et Genève. Les recettes fiscales du négoce équivalent aujourd'hui à celles du secteur bancaire ou horloger. Les sociétés de trading se multiplient en Suisse romande. Enfin, une formation universitaire voit le jour.
La Fondation veut s'ouvrir à l'économie sociale et solidaire. Depuis sa création en 1998, 40 millions de francs ont été injectés dans le tissu économique genevois.
Un quart du pétrole mondial et un tiers des céréales de la planète passent par Genève et Lausanne. Au point que les Universités mettent sur pied une formation de traders.
C'est le thème que j'aurais aimé voir développé durant l'atelier « Jeux interdits : les filières de la triche » en ce premier jour de l'Université d'Eté 2007 du MEDEF. Mais y a-t-il vraiment crime ? En effet le président de Médecins sans Frontières nous explique que les contrefacteurs ont le champ libre en Afrique en raison de l'indisponibilité des médicaments fabriqués par les grands laboratoires. Il donnerait presque raison aux contrefacteurs et ne soulève pas le principal danger de ces contrefaçons : celui lié soit à leur absence d'effet thérapeutique, voire leur toxicité. Il en oublie même que ces trafics se font au dépend des populations locales et enrichissent les mafias internationales. Je ne vais pas plaindre les laboratoires pharmaceutiques, mais un tel raisonnement ne risque pas de les inciter à donner des licences pour fabriquer des génériques à bas coût pour les populations en ayant besoin. Le Directeur Général des Douanes, lui, nous brosse un tableau de chasse aux trafiquants à coup de tonnes ou de centaines de milliers d'objets saisis lors de contrôles. C'est la pêche au gros ! Mais face à une question concernant l'action des autorités pour faire cesser la vente de contrefaçons sur un grand site de ventes aux enchères sur Internet, où sont écoulés des centaines de milliers de faux articles de grandes marques de luxe chaque année, il avoue l'impuissance de ses services en raison « du travail de fourmis » qu'il y aurait à faire pour lutter contre ce trafic. Il est pourtant bien connu que ce sont les petits ruisseaux qui font les grands fleuves, même dans le domaine de la contrefaçon. J'avouerais avoir été un peu déçu par cet atelier qui manquait de fond. Ce n'était pas un débat, une discussion avec le public, mais une succession d'interventions chronométrées. Je m'attendais à ce que l'on soulève l'aspect économique de la contrefaçon en terme de coût pour la nation et pour les entreprises. Je reconnais que cela a été effleuré mais presque de façon incidente. Pourquoi ne pas évaluer la part de responsabilité des entreprises délocalisant, notamment en Chine, et qui, par le transfert de technologie, donnent les armes pour les battre sans se donner les moyens de contrôle de leurs sous-traitants. N'y a t-il pas là une sorte de modus vivendi «tu me fabriques pour pas cher, et je ferme les yeux sur ce qui est produit en plus, hors du circuit ». En résumé, au même titre que certains fabricants de cigarettes ont été soupçonnés d'alimenter eux-mêmes les circuits du trafic, certaines entreprises victimes de la contrefaçons ne sont-elles pas aussi un peu complices « à l'insu de leur plein gré » de ce marché parallèle ? Et si ce n'est pas le cas, pourquoi ne pas frapper fort pour démanteler ces réseaux mafieux, dont les premières victimes sont les ouvriers asiatiques travaillants dans des conditions proche de l'esclavage, les travailleurs des pays développés perdant leurs emplois au profit de ces derniers et les consommateurs croyant faire une bonne affaire en achetant un produit contrefait qui sera au moins de piètre qualité, au pire dangereux lorsqu'il s'agit de médicaments, de produits de beauté ou de pièces automobiles par exemple. . Patrice Vuillard
Note rédigée par Erick Roux de Bezieux 18h00-20h00 . Originalité du Medef : la plénière d'ouverture se fait après une après-midi de travail ! Aux manettes Christine Ockrent. Un thème fort : "L'éthique, le dialogue et la guerre" et des interventions flash, chrono oblige ! Quitte à regretter que l'on ne puisse pas en savoir plus…. Le Général Georgelin est le chef d'Etat Major des Armées. "Pour les géopoliticiens, les menaces sont le terrorisme et la prolifération nucléaire. Mais la mondialisation met en exergue aussi les ressources naturelles, concentrées sur des territoires, l'émergence de nouvelles grandes puissances (les BIC, Brésil, Inde et Chine) et des équilibres nouveaux entre les pays." La parole est donnée à Renaud Muselier, député et ancien secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, qui souligne que la France a "l'un des réseaux diplomatiques les plus dense du monde." Pour lui, "le droit international est bâti sur une forme d'éthique. Ethique qui se retrouve dans nos positions internationales, comme ce fut le cas au moment de la guerre en Irak." Olivier Roy, directeur de recherche au CNRS, est l'un des meilleurs spécialistes des conflits. Il travaille notamment sur les mouvements fondamentalistes. Il estime que les risques, les menaces viennent de mouvements nouveaux qui "ne sont plus territoriaux, plus étatiques quant à leurs soutiens logistiques. Ben Laden a créé un mouvement terroriste international sur la base de la franchise commerciale. On est donc loin des mouvements traditionnels. Comment lutter contre eux avec efficacité alors qu'ils sont nulle part et partout à la fois ? Autre écueil : appréhender ces mouvements avec notre grille de lecture classique. Monsieur Gül en Turquie et Ben Laden sont tous les deux qualifiés d'islamistes ! Il faut donc sortir de nos clichés traditionnels ." Le DG de Total, Christophe de Margerie, est un connaisseur de ces zones géographiques à la visibilité politique peu lisible… "La notion de risque est toujours présente, d'autant que nous investissons sur le long terme dans 130 pays. Nous passerons donc obligatoirement par des périodes difficiles. Il faut donc s'expliquer, dialoguer et convaincre des deux côtés de la chaîne, côté producteur et côté consommateur. (…) I l va falloir que les chefs d'entreprises acceptent de changer l'acceptabilité. Car si on n'est pas accepté, on ne pourra pas travailler. C'est ça jouer le jeu. On ira au Soudan, on retournera en Irak, au Vénézuéla…A nous de démontrer que notre présence sert à tout le monde, politiques compris !" PDG de Gaz de France, Jean-François Cirelli, démarre avec humour en donnant le numéro vert de Gaz de France. Au cas où… "L'énergie a toujours connu des périodes violentes, de tension. En 1998, le pétrole valait 9 dollars le baril. Près de 70 aujourd'hui ! Chaque 30 ans, la consommation augmente de 50%. Et pour quelles conséquences, notamment environnementales ? Notre dépendance s'accroît, avec des zones de production peu stables et limitées. Avec des réserves qui sont aujourd'hui entre les mains des Etats producteurs." L'énergie est donc une arme. L'Iran, le Venezuela, la Russie… l'ont bien compris. Et l'indépendance énergétique est difficile à atteindre : "Pour le gaz, nous sommes à environ 30-40% de dépendance en Europe. Nous serons à 70% de dépendance dans 30 ans !" Le dialogue avec les pays (OMC, producteurs/consommateurs…) est donc "primordial". Toujours cette accessibilité dont parlait le DG de Total. Le dîner Bodega va démarrer. Open bar dans la foulée… Je vous laisse, chers lecteurs. La soirée sera off. Il faut bien jouer le jeu !