Il y a quelque temps, je vous expliquais que des événements douloureux m'empêchaient de venir ici. Un ami, un de l'enfance ou presque, avait disparu. Dans des circonstances que ne laissaient pas beaucoup de doutes sur l'issue. Et puis voilà , depuis hier, l'once d'espoir a fait place à l'horrible certitude. Je pense à toi, et puis à toi et aussi à toi et à ce tout petit toi.
"Les absents ont toujours tort", chantait Chédid qu'on a tant aimé...
Tout passe, tout casse, tout lasse, tout s'efface
T'aurais pu attendre que ton heure vienne
Hier soir, t'es parti sans nous dire au revoir
Je suis sûr que t'as fait ça pour voir
Si ça nous ferait de la peine
Tout seuls, tout seuls, tu nous laisses tout seuls
Sans une explication,
Un mot griffonné sur une feuille, une raison
KO, groggy, tu nous laisses ici
Avec cette foule de questions
Auxquelles, jamais, jamais, je crois, on ne répond
Ainsi va la vie, ceux qui restent ont toujours raison
Ainsi va la mort, les absents ont toujours tort...
T'imagines pas le nombre de mots qu'il y'a
Pour dire que t'es plus lÃ
De conjugaisons à l'imparfait, au Passé
Souvenirs, souvenir, t'es plus qu'un souvenir
Une photo dans un tiroir
Un mal au coeur qui ne veut pas mourir dans ma mémoire
Ainsi va la vie, ceux qui restent ont toujours raison
Ainsi va la mort, les absents ont toujours tort...
Tout passe, tout casse, tout lasse, tout s'efface
T'aurais pu attendre que ton heure vienne
Ainsi va la vie, ceux qui restent ont toujours raison
Ainsi va la mort, les absents ont toujours tort...
Qui a eu un gros coup de déprime la semaine dernière ! Mais rassurez-vous, elle ne s'est pas jettée dans la Garonne !!
Mercredi soir, petit gros coup de cafard lorsque le Pirate (nouveau surnom de Cher et Tendre depuis qu'il a les cheveux assez longs pour se faire un catogan) m'annonce qu'il ne viendra pas manger chez mon père le lendemain soir, lui même allant passer la journée dans sa famille.
Vu qu'il n'a participé à aucun des derniers rendez-vous avec ma famille (dans sa propre famille ou malade), vous comprendrez aisément que j'avais besoin de réconfort.
Allez savoir pourquoi, je me suis jettée sur les horaires de train et d'avion avec une petite idée derrière la tête : faire un saut à Paris et voir à quoi ressemble le perfecto de mes rêves.
C'est la faute de Géraldine et de Liloo ! Je suis innocente monsieur le juge ! Ce sont elles les coupables !
Je me laisse jusqu'au lendemain matin pour réfléchir un peu (bon ok j'avais déjà réfléchi !). Va pour l'avion ! En plus c'est moins cher que le train ! Que demande le peuple ?
Et bien je peux vous dire que ma journée de samedi fut pleine de rebondissements mais bien remplie !
10h : atterrissage à Paris après un vol sans encombre (moins de secousses que sur ce vol, tu meurs ! Et notre pilote avait un humour de folie !). Je fonce vers l'Orlyval.
10h05 : je suis stoppée net dans ma lancée ! Alerte à la bombe (enfin au bagage abandonné), impossible d'accéder au Hall 1, impossible donc de prendre le val.
10h10 : je me rabats sur le bus (comme tous les autres voyageurs en transit d'ailleurs ...). Je fais le trajet jusqu'à Denfert serrée entre deux énormes valises.
11h : je suis enfin dans Paris, devant le Printemps pour être exacte ! Car où mieux qu'au Printemps pourrais-je voir simultanément tous les blousons en cuir de cette saison ? Et grâce à ma superbe carte Printemps, je n'aurai pas à m'endetter sur 6 générations pour m'offrir un blouson en cuir ! Parce que l'on a beau être une greluche, on a aussi un loyer à payer.
11h10 : repérage du blouson Iro ...
11h11 : mouais bof ... Le cuir est très épais, les fermetures éclairs aussi ... il fait un peu grossier, très masculin.
11h12 : repérage du blouson Maje ... il est canon !!! Cuir fin et doux ! Beaucoup plus élégant et féminin (enfin autant que peu l'être un perfecto en cuir noir) que son acolyte de chez Iro. Son cousin en cuir doré est tout aussi canon. Lequel choisir ?
11h15 : va pour le noir !! En plus il me va à merveille en taille 2 (oui je sais mademoiselle la vendeuse qu'une taille 1 serait plus cintrée, mais je ne peux pas la fermer la taille 1, mes fesses sont trop présentes ... et si, par malheur, je décide de porter un pull dessous je ne peux plus du tout l'enfiler la taille 1).
11h20 : la vendeuse m'assure qu'ils en ont encore plein en réserve et que donc je peux revenir plus tard le chercher. Pas besoin de le réserver, pas besoin non plus de le trimballer avec moi toute la journée.
11h25 : je quitte finalement le printemps les larmes aux yeux tout en jurant à mon petit perfecto chéri que je ne serai pas longue, que je reviendrai le chercher.
12h : arrivée au Bon Marché ... j'aime bien l'atmosphère prout du Bon Marché.
12h20 : arrivée à la boutique Maje de la rue Saint Sulpice (ma préférée). Repérage de la nouvelle collection ... énormément de tentations mais je laisse sagement ma carte bleue dans son étui.
13h : je décide d'aller voir de plus prêt le stock Maje dont j'ai appris l'existence grâce au blog de Babillage. Il est effectivement très simple à trouver (44 avenue du Général Leclerc, métro Mouton Duvernet ...) coincé entre l'entrée d'un immeuble et le magasin Minelli ... La boutique fait un peu miteuse (pas de vitrine) et les premiers étalages ne sont pas forcément réjouissant.
Par contre, dès que l'on arrive au fond c'est la caverne d'Ali Baba ! Une bonne partie de la collection de cet été est là ! J'avais des étoiles plein les yeux ! J'ai réussi à ne repartir qu'avec une petite robe pull vert bouteille avec des étoiles (celle que j'avais hésité à acheter au début de la saison pour ne plus jamais la retrouver).
Par contre, pensez à vous munir de liquide (seul moyen de paiement accepté) et vous ne pourrez pas essayer les vêtements avant de les acheter.
13h30 : j'offre une pause à mes pieds et un Mac Do à mon ventre.
14h15 : retour au Printemps (je n'ai pas pu attendre plus, trop peur qu'il s'envole). Je me précipite au rayon Maje, demande le blouson, dégaine ma carte Printemps et repart avec mon trésor bien au chaud dans son papier de soie.
14h30 : je décide d'acheter un flacon de crème chez Kiehl lorsque je réalise que je n'ai pas de bagage en soute et que je ne peux pas avoir avec moi dans l'avion des flacons de plus de 100 ml. Ce sera pour la prochaine fois.
14h45 : je demande à la responsable du stand Mavala s'il est possible de me faire faire une manucure ... je me fait envoyer sur les roses : "il fallait réserver madame" d'un air hautain ... Pfff !!
15h15 : j'ai fini de faire le tour du Printemps, direction les Galeries ... Le quartier Haussmann est noir de monde ... je renonce assez vite !
15h45 : me voici devant le maré ... je repère un chouette collier Corpus Christi chez Joy ... je constate en même temps que les médailles Lochers sont hyper rikiki (déception !!).
16h : pause dans un square ... mes pieds sont morts ! Un petit bout de chou m'offre les restes de son BN (plein de sable le BN), je refuse poliment.
17h : petit passage par l'île Saint Louis ... Les nuages sont arrivés et il commence à faire un peu frais. Je suis cernée par les Vélibs (ils ont tous un antivol qui attache leur sac à la panière du vélo ... c'est pas bête ça !), où que mon regard se porte ils sont là ! C'est flippant !
J'attends 20 minutes pour avoir une crèpe au nutella ... quelle idée de vouloir la manger en regardant Notre Dame ?!
19h : vaincue par la fatigue, je décide de reprendre le RER pour aller à Orly. Heureusement que je me suis déjà enregistrée par internet ! Je peux aller somnoler en salle d'embarquement.
21h30 : atterrissage à Bordeaux ... je suis fourbue ! Fourbue mais heureuse ! Mon amour de perfecto m'accompagne.
22h30 : je suis au lit et je dors à point fermé.
Aux parisiennes ainsi qu'à mon petit frère : désolée je n'ai pas prévenu que je venais sur Paris mais j'ai décidé tout cela à la dernière minute et j'avais envie d'une journée rien qu'à moi à Paris à torturer ma carte bleue.
Crédit photo : monshowroom et Maje.