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Archives Françaises > Actualité > International

Archives 2007 > Actualité > International Jeudi 05 Juillet 2007 (page 5)

La Grande-Bretagne reste la première destination européenne pour les investissements étrangers
« Pour la quatrième année consécutive, la Grande-Bretagne a attiré un nombre record d'investissements réussis, maintenant sa position de première place pour les investissements directs étrangers en Europe, et seconde dans le monde, derrière les Etats-Unis » : John Hutton, le nouveau secrétaire...
Coopération judiciaire et policière : la France en queue de peloton
En matière de coopération judiciaire et policière, l'Union européenne a marqué le pas en 2006, la France enregistrant le plus mauvais score d'application des législations (avec plus de 12 %). Elle est suivie par l'Italie (un peu plus de 10 %), le Royaume-Uni, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas.
L'Allemagne a bien du mal à élaborer une nouvelle stratégie énergétique
Le troisième et dernier « sommet énergétique » qui s'est tenu mardi à Berlin n'a débouché sur aucune décision concrète. Bien décidée à imposer ses vues en matière de protection climatique, Angela Merkel semble plutôt jouer la montre concernant la sortie - ou non - du nucléaire.
L'ALBA : du rêve à la réalité (Risal)
Lorsqu'en décembre 2004, Fidel Castro et Hugo Chávez ont lancé l'Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA), l'initiative semblait représenter le cadre institutionnel des accords que Cuba et le Venezuela étaient en train de développer. Cela représentait un grand exemple de commerce équitable, que le Forum social mondial prônait depuis plusieurs années. Chaque pays fournit ce qu'il possède : du brut vénézuélien, non pas au prix du marché, mais en échange de la seule chose que Cuba peut donner : le meilleur personnel en santé publique, en éducation et en sport. D'autres accords - signés en avril 2005 - annonçaient la disposition d'intégration structurelle et stratégique entre les deux pays, vers l'anti-capitalisme et vers le « socialisme du XXIe siècle ». Un an après, en avril 2006, suite à son triomphe en Bolivie, Evo Morales adhérait à l'ALBA. En janvier 2007, c'était le tour du Nicaragua, lors de l'entrée en fonction de Daniel Ortega comme président. La réunion réalisée au Venezuela - dans les villes de Barquisimeto et de Tinturero, dans l'Etat de Lara, en avril de cette année - compta sur la participation du président d'Haïti, René Préval, qui a signé plusieurs accords avec les gouvernements déjà membres de l'ALBA, et celle de la ministre des Relations extérieures de l'Équateur, Maria Fernanda Espinosa. On peut affirmer que ces deux gouvernements s'identifient à l'esprit de l'ALBA et que leur adhésion est juste une question de peu de temps. Où se situe l'ALBA et en quoi elle se différencie-t-elle des autres projets d'intégration régionale ? La ligne de partage générale qui traverse le continent n'est pas une ligne entre une supposée « bonne gauche » et une supposée « mauvaise gauche ». Ceci est une vision de la droite, qui cherche à diviser le camp progressiste, pour essayer de coopter les gouvernements plus modérés. La ligne de division fondamentale est, d'une part, celle qui sépare les pays qui ont signé des accords de libre-échange avec les Etats-Unis - le Mexique, le Chili, sans oublier les traités [en cours de négociation, ratification, ndlr] de la Colombie et du Pérou - qui hypothèquent leur avenir et toute possibilité de réguler ce qui se passe dans leurs pays, dans la cadre d'une relation radicalement inégale en faveur de la plus grande puissance impériale du monde, et, d'autre part, les pays qui privilégient l'intégration régionale. Parmi ces derniers, il y a ceux qui, malgré cette option, maintiennent le modèle économique néolibéral - comme le Brésil, l'Argentine et l'Uruguay - et ceux qui se situent en dehors de ce modèle : le Venezuela, Cuba, la Bolivie et l'Équateur. C'est là la deuxième ligne de démarcation, mais dans le contexte d'un processus d'alliances qui créent un espace non seulement pour l'intégration - centré sur le Mercosur -mais aussi pour un monde multipolaire, qui affaiblit l'hégémonie unipolaire des États-Unis. Ce processus a lieu en Amérique latine, parce que le continent a été le laboratoire privilégié des expériences néolibérales, qui connaissent actuellement le ressac. C'est ici qu'est né le néolibéralisme et c'est ici que les expériences néolibérales ont été le plus développées, comme c'est aussi ici qu'ont eu lieu, de manière plus concentrée, les grandes crises néolibérales : le Mexique en 1994, le Brésil en 1999, l'Argentine en 2002. L'Amérique latine est devenue le maillon le plus faible de la chaîne impérialiste par la combinaison de plusieurs facteurs : — l'épuisement du modèle néolibéral ; — l'échec et l'isolement de la politique du gouvernement Bush sur le continent ; — la force accumulée par la résistance, par les mouvements sociaux en particulier, dans la lutte contre le néolibéralisme ; — l'apparition de leaderships et de forces politiques qui ont catalysé ces facteurs pour promouvoir des ruptures avec les traités de libre-échange et l'impérialisme. Le pouvoir hégémonique dans le monde s'articule actuellement autour de trois grands monopoles : — le pouvoir des armes ; — le pouvoir de l'argent ; — le pouvoir de la parole. Les processus d'intégration régionale travaillent dans la perspective d'un monde multipolaire, mettant des bâtons dans les roues de l'hégémonie impériale états-unienne. Les pays qui ont rompu avec le néolibéralisme font face au royaume de l'argent. Les initiatives de presse alternative - parmi lesquelles Telesur est l'exemple le mieux connu - travaillent à la démocratisation des médias de masse. Il n'y pas d'autre région dans le monde qui présente ces caractéristiques. Après de nombreuses années de résistance au néolibéralisme, où les mouvements sociaux ont été les principaux protagonistes, le droit a été conquis, une fois épuisé le modèle néolibéral, de passer à la phase de lutte pour une hégémonie alternative et des gouvernements post-néolibéraux. Le néolibéralisme continue toujours d'être prédominant sur le continent : il suffit de dire que le modèle est toujours en vigueur dans des pays tels que le Mexique, le Brésil, l'Argentine, la Colombie, le Chili, l'Uruguay, entre autres. Les ruptures successives ont eu lieu dans les zones de moindre résistance, moins centrales sur le continent, où le capitalisme néolibéral s'était moins consolidé : le Venezuela, la Bolivie, l'Équateur. La même caractéristique peut s'appliquer au Nicaragua et à Haïti, sans compter le pays qui avait rompu il y a des décennies avec le capitalisme : Cuba. A la réunion réalisée au Venezuela, a été créé un Conseil des mouvements sociaux, intégré à la structure de l'ALBA, qui dispose également d'un Conseil des présidents et d'un Conseil des ministres. Les mouvements sociaux de chaque pays du continent discuteront de l'ALBA et de tous les thèmes qu'ils désirent inclure dans l'agenda des débats et dans la construction d'une nouvelle Amérique latine post-néolibérale, en définissant ses formes concrètes de participation, dans une réunion préalable à la prochaine rencontre des présidents, prévue en principe en décembre en Bolivie ou à Cuba. En réunissant ces pays et les mouvements sociaux, l'ALBA s'est transformée en un nouvel horizon historique de l'Amérique latine et des Caraïbes, à partir duquel toutes les forces progressistes devront penser leur identité, leurs objectifs et leurs formes d'action. Elle devient un exemple modèle de l'application d'un commerce équitable, de solidarité, de coopération. Un espace alternatif au libre-échange, à la domination du marché, en révélant concrètement comment c'est par un échange entre besoins et possibilités que l'on vient à bout de l'analphabétisme, que l'on renforce l'agriculture familiale et la sécurité alimentaire, que l'on redonne la vue à des millions de personnes [ 1 ], en bref, où l'on met les besoins de la population au-dessus des mécanismes du marché et de l'accumulation du capital. Nous avons vécu une période marquée par le passage du modèle capitaliste régulateur au néolibéral et d'un monde bipolaire à un unipolaire, sous l'hégémonie impériale des Etats-Unis. En Amérique latine se décide une bonne part de l'avenir du monde à l'aube du nouveau siècle et l'ALBA [aube, en espagnol, ndlr] est l'espace le plus avancé de cette lutte.
Les faux amis du Venezuela (Risal)
Les ennemis de mes ennemis sont-ils des amis ? La tournée que vient d'achever Hugo Chávez en Iran, après avoir visité la Russie et la Biélorussie, illustre cet indémodable principe du jeu d'échecs diplomatique. Confronté à l'hostilité du bloc occidental, le président vénézuélien tisse inlassablement sa toile « anti-impérialiste ». Il en est à sa sixième visite à Téhéran en huit ans ! La stratégie ne manque pas de raison(s). Avocat ardent d'un monde multipolaire, M. Chávez sait que l'indépendance réelle du Venezuela passe par des alliances tous azimuts. Ainsi, sur le plan militaire, où le pays subit un embargo de fait depuis que les Etats-Unis ont interdit ce commerce à leurs alliés. Moscou n'a pas ces préventions. Sur le plan économique, le Venezuela - qui ambitionne de relier l'Amérique du Sud par un gazoduc géant - mise gros sur l'expérience des entreprises russes. Quant à l'Iran, il représente un réel appui au sein de l'OPEP, le cartel des pays producteurs de pétrole, que M. Chávez s'efforce de revivifier. Le maintien de prix élevés est une condition sine qua non à ses ambitions sociales et diplomatiques. A plus long terme, l'antagonisme avec les Etats-Unis, principaux importateurs de brut vénézuélien, oblige Caracas à explorer des alternatives. A travers l'Iran et la Russie, Hugo Chávez lorgne vers l'Asie. Désireux de sortir de la monoculture pétrolière, il trouve aussi à Téhéran un partenaire industriel. Bientôt, il espère que l'Iran lui permettra de développer une industrie nucléaire civile, ce que l'Occident lui refuse. Alors ? Au risque de paraître naïf, on se dit que la raison d'Etat est parfois bien déraisonnable. Emporté par sa défiance viscérale vis-à-vis des Etats-Unis, M. Chávez n'hésite pas à muer ses échanges stratégiques en alliances politiques. « L'axe de l'unité », disait-on lundi à Téhéran... Et là, on ne suit plus. Passe encore qu'il défende le droit des Iraniens à se doter du nucléaire, mais que diable a-t-il besoin d'encenser les « valeurs » de la réactionnaire « Révolution islamique » ou de qualifier de « compagnon de lutte » le sinistre antisémite Mahmoud Ahmadinejad ? Entendre Hugo Chávez dénoncer l'invasion étasunienne au côté de celui qui ne cesse d'alimenter la guerre civile en Irak n'est pas la meilleure façon de défendre une vision pacifiste des relations internationales. De même, on aurait aimé entendre M. Chávez faire son traditionnel plaidoyer en faveur de la « souveraineté des peuples » à Vladimir Poutine, le bourreau de la Tchétchénie... On peine enfin à comprendre que le promoteur du socialisme du XXIe siècle sorte de l'isolement l'autocrate biélorusse Alexandre Loukachenko... Fragile îlot de progressisme, le Venezuela d'Hugo Chávez a de nombreux mérites, dont celui d'avoir su réhabiliter l'action politique. Il l'a fait à domicile, en réorientant les richesses vers ceux qui en avaient besoin. Mais aussi dans ses relations internationales, qu'il a voulues frappées du sceau de la solidarité. En témoignent son soutien à de petits Etats pauvres (Haïti, Jamaïque, etc.) et la création de l'Alternative bolivarienne (ALBA). Mais à force de vouloir jouer dans la cour des grands, les principes qui ont fait le prestige de la Révolution bolivarienne paraissent de plus en plus à géométrie variable. Pourquoi prêter main forte aux plus marginalisés en Amérique, et servir la soupe à leurs oppresseurs outre-Atlantique ? La force, en politique, n'est pas qu'un rapport de puissance. C'est aussi une affaire de valeurs et de cohérence.
Appel du numéro deux d'Al-Qaïda à viser les intérêts occidentaux dans le monde
Le numéro deux d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, appelle les moudjahidine à frapper les intérêts occidentaux partout dans le monde, dans une vidéo, la 8e cette année, qui comporte une diatribe véhémente contre les régimes saoudien et égyptien.
Pakistan: cinq puissantes explosions entendues aux abords de la mosquée rouge
Au moins sept fortes explosions et des échanges de tirs nourris ont été entendus jeudi matin aux abords de la Mosquée rouge à Islamabad, assiégée par les forces de l'ordre pakistanaises.
La ville russe de Sotchi organisera les JO d'hiver 2014
La ville russe de Sotchi a été choisie par le Comité international olympique pour organiser les Jeux d'hiver 2014. Elle a été préférée à la ville sud-coréenne de Pyeongchang lors du second tour de l'élection.
Le Brésil et l'Union européenne scellent un partenariat stratégique (Les Echos)
- La Commission européenne souhaite développer avec Brasilia la coopération dans des secteurs comme l'énergie, les transports maritimes et aériens, ou la technologie et « contribuer à la stabilité et à la prospérité de l'Amérique latine ». -
Les Objectifs du Millénaire sont loin d'être atteints pour l'ONU (Les Echos)
Peut mieux faire. Depuis l'adoption des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) annoncés en 2000 par tous les Etats membres des Nations unies, les résultats des actions engagées sont fort contrastés. A mi-parcours de la date cible de 2015, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon,...

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