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Archives Françaises > Jeux video

Archives 2007 > Jeux video Lundi 25 Juin 2007 (page 1)

Pangya, l'appel du green
Le monde des Mmorpgs est bien plein. Entre mangeur de vie blizzardien, space opera dantesques ou jeux flashs déjantés, il est dur de se faire une place, (sans parler des gros à venir)... Alors, pour changer un rien de tout cela, vous débarrasser du peu de temps libre qui vous restait, pourquoi pas un peu de Pangya ?



Connu de l'autre coté des océans, là-bas où le soleil se lève, sous le nom d'Albatross18, il s'agit d'une simulation de golf (assez orientée arcade, tout du moins à bas niveau) aux graphismes kawaï et colorés ayant le bon goût de jouer la carte de la "presque-gratuité". Distribué dans l'hexagone par Goa (inscription obligatoire ici pour pouvoir jouer) le bêta test de la version française a pris fin le 15 mai dernier, et tous peuvent maintenant s'adonner aux joies du swing. Alors, rentrons un peu plus dans le jeu :

Une fois votre compte dûment activé (sexe / login / mot de passe) vous pourrez vous connecter, créer votre personnage (pas des masses de personnalisation hélas) et vous lancer sur les greens.

Comme tout MMO se respectant, votre personnage a des stats, qui vont évoluer en fonction de son niveau et de son équipement. C'est là d'ailleurs que la notion de presque gratuit entre en compte, car la moitié des items sont achetables en pang, monnaie locale que vous accumulerez en jouant, et l'autre moitié en cookies, échangeables contre des sous bien réels sur le site dédié. Heureusement pour les pauvres-chomeurs / rapiats / ceusses qui économisent pour s'acheter leur PS3 (biffer les mentions inutiles) on n'en a guère besoin pour s'amuser, et les pangs amassés suffisent pour faire évoluer notre golfeur en herbe.

Le gameplay se prend très vite en main, et autant maîtriser pleinement les coups spéciaux requiert un certain timing (mais qu'il est bon de placer un tomawhack dans la tête de l'ennemi honni) autant le fun vient au bout de quelques minutes. Différents parcours sont au rendez-vous, aux décors et niveaux de difficulté variés, d'autres se rajouteront au fur et à mesure que vous progresserez. Mais, comme dit l'ami Alain dans son guide de bricolage, ça chatoye.

Les modes de jeu vont du tournoi de 10 à 20 personnes, à la compétition par équipe (entre guildes, par exemple), jusqu'au duel de 2 à 4 belligérants (nan, le club sert à taper la balle, pas l'adversaire qui vous nargue). À noter, un "mode famille" est disponible, qui permet de jouer à plusieurs sur le même PC, en duel là encore. (qui a dit Wii Sports ?)

En parlant de Wii d'ailleurs, le jeu est sorti dessus, hélas, sans le contenu en ligne... Ce sera donc juste entre amis bien réels, mais cette fois avec une wiimote et la possibilité de détruire votre mobilier que vous pourrez vous amuser.

Pour finir, voici le site officiel français, le scénario ( et oui, pour un jeu de golf, c'est important...), et quelques images.

LCEN, le retour ?
Note: A PRENDRE AVEC DES PINCETTES.
Cette news est basée sur une tribune (pas un article) du monde, publiée par un lobbyiste très engagé et pas par un journaliste (voir les commentaires sur le site). Il s'agirait pas d'etre victime d'une manipulation facile qui vise a soulever les internautes indignés pour faire plaisir aux interets du Monsieur... la pratique est vraiment tres moyenne. Le decret ici... on est loin de ce que la tribune proclame. Voila vous etes prevenus, utilisez votre cerveau.


Où comment la loi sur la confiance en l'économie numérique va vous faire fermer votre gueule :

Discrètement, en marge de la campagne, le gouvernement prépare un décret qui, s'il était appliqué, tuerait l'Internet "made in France".

En effet, sous prétexte de surveiller au plus près les internautes, un décret d'application de la loi sur la confiance dans l'économie numérique du 21 juin 2004, exige que les éditeurs de sites, les hébergeurs, les opérateurs de téléphonie fixe et mobile et les fournisseurs d'accès à Internet, conservent toutes les traces des internautes et des abonnés au mobile, pour les délivrer à la police judiciaire ou à l'Etat, sur simple demande.

Au-delà du coût incroyable que cette conservation représenterait, cette mesure ne pourrait que déclencher une défiance immédiate des Français à l'égard de leur téléphone mobile ou fixe, comme à l'égard des acteurs français d'Internet, assassinant instantanément l'économie numérique française, pourtant décrite comme stratégique par nos chers candidats.

Le décret en préparation exprime le fantasme "Big Brother" : tout savoir sur tout et tous, même l'impossible. Selon ce texte, les opérateurs téléphoniques, les fournisseurs d'accès à Internet, les hébergeurs et les responsables de services en ligne (sites Web, blogs, etc.), devraient conserver pendant un an à leurs frais toutes les coordonnées et traces invisibles que laissent les utilisateurs lors d'un abonnement téléphonique ou à Internet, lors de leurs déplacements avec un téléphone allumé, lors de chaque appel ou de chaque connexion à Internet, de chaque diffusion ou consultation sur le Web d'un article, d'une photo, d'une vidéo, ou lors de chaque contribution à un blog.

En substance, devraient être conservés les mots de passe, "pseudos", codes d'accès confidentiels et autres identifiants, numéros de carte bancaire, détails de paiement, numéros de téléphone, adresses e-mail, adresses postales, le numéro de l'ordinateur ou du téléphone utilisé, le moyen d'accès à un réseau, les date et heure d'appel, de connexion et de chacune de leurs consultations ou contributions sur un site Internet.

A tant vouloir être exhaustif, le texte imposerait d'identifier quiconque, en France, aura mis en ligne, modifié ou supprimé une virgule dans son blog, un "chat", ou sur le Web. Techniquement, on peut, certes, tenter de savoir qui s'est connecté à un site et constater sur Internet ce qu'il diffuse à un instant donné.

Mais en cherchant à conserver la trace de la publication d'un contenu qui aura, par la suite, été retiré, le texte impose de facto de mémoriser systématiquement tout ce qui est mis en ligne, modifié et supprimé sur "l'Internet français".
De l'avis unanime des spécialistes, c'est économiquement et techniquement impossible.
Même les Etats-Unis de George W. Bush et leur "Patriot Act" post-11-Septembre n'ont jamais envisagé pareille conservation ou réglementation, qui soulèverait sans doute l'opinion publique américaine d'aujourd'hui, mais s'opère sans bruit en France.

Le coût, aussi bien pénal qu'économique, d'un tel dispositif serait colossal pour la France.
En cas de résistance, ou juste de passivité, la sanction encourue est lourde : les fournisseurs d'accès à Internet ou les sites Internet français qui ne conserveraient pas toutes ces données seront passibles de 375 000 euros d'amende et leurs dirigeants, d'un an d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende, sans compter la fermeture de l'entreprise, l'interdiction d'exercer une activité commerciale, etc.

Lors d'une réunion organisée en catimini le 8 mars 2007 par les ministères de l'intérieur et des finances - le ministère de la justice jouait, une nouvelle fois, les absents -, certains professionnels ont fait valoir, notamment, que cette conservation leur coûterait très cher en stockage informatique et en moyens humains. De plusieurs dizaines de milliers à plusieurs millions d'euros par an de perte nette.

Pourtant, la plupart des sites Web, les Web radios, les blogs, la vidéo à la demande ou mobile, sont encore en quête d'un modèle économique pérenne. Déjà insécurisée par la complexité des enjeux de propriété intellectuelle, l'économie numérique de demain - celle du contenu et pas seulement de l'accès - serait encore fragilisée par une telle surenchère réglementaire franco-française.

En imposant aux entreprises françaises d'être des auxiliaires de justice ou des "indics", l'Etat fragilise tout un pan de l'économie de demain et de la démocratie d'aujourd'hui, en favorisant qui plus est, la domination déjà outrancière des grands acteurs internationaux de l'Internet, qui ne seront pas impactés à l'étranger. Jusqu'alors, seuls les fournisseurs français d'accès à l'Internet et hébergeurs étaient soumis à cette exigence et l'Etat, qui avait promis des compensations financières aux coûts induits par une surveillance des moindres faits et gestes de leurs clients, met tant de mauvaise grâce à s'acquitter des indemnités dues que certains d'entre eux ont renoncé à en réclamer le règlement, préférant envisager la délocalisation pure et simple de leurs activités...

Ces menaces proférées par quelques poids lourds de l'Internet en France font sourire Bercy, qui semble n'avoir pas encore compris qu'Internet est un réseau mondial dont de nombreux prestataires peuvent s'établir et payer leurs impôts presque où bon leur semble.
Il reste que la confusion des genres est totale.
Toutes les données conservées seraient accessibles à la police administrative (RG, DST, etc.) comme à la police judiciaire, pendant un an.
Les réquisitions administratives pour la "prévention du terrorisme" seraient également conservées un an dans des fichiers tenus par les ministères de l'intérieur et de la défense.
Les réponses à ces mêmes réquisitions - nos traces, donc - seraient, pour leur part, conservées pendant trois ans supplémentaires et communicables à la police judiciaire.
Ainsi, des données récoltées sur la base de requêtes administratives initialement motivées par la prévention du terrorisme pourraient se retrouver dans le dossier d'un juge d'instruction en charge d'une affaire de droit à l'image, de diffamation ou de contrefaçon, par exemple, sans que les personnes mises en cause par des traces informatiques vieilles de 4 ans, puissent connaître - ni contester - l'origine ou la pertinence de ces données, ni le contexte dans lequel elles avaient été recueillies, en dehors de toute procédure judiciaire, sans magistrat ni contradictoire, quatre ans auparavant.

Ce projet de décret constitue donc une véritable menace de mort. Il est inquiétant pour trois raisons essentielles.

D'abord, le coût. A vouloir faire conserver et restituer par les entreprises, sous peine d'investissements à perte, de prison et d'amendes, des traces qu'elles n'ont pas de raisons ou de possibilité d'avoir, la France créerait une distorsion de concurrence au détriment de sa propre économie numérique, pourtant motrice de notre croissance. Un internaute choisira plus aisément un site non surveillé qu'un site français pour s'informer, même s'il n'a rien à craindre de sa recherche.

Ensuite, la confusion entre le renseignement d'Etat et la justice, qui relègue la séparation des pouvoirs au rang de fiction juridique.

Enfin, le risque qu'un tel dispositif ferait peser sur la régularité des procédures judiciaires au regard de notre procédure pénale. C'est-à-dire le risque de priver une politique de sécurité de toute efficacité.

Certes, le gouvernement consultera la CNIL, brandie en épouvantail par les ministères. Mais l'avis de celle-ci, même défavorable, sera dépourvu du moindre effet juridique depuis la refonte de la loi informatique et libertés intervenue en 2004.
Certes, l'équilibre entre sécurité, croissance, libertés et efficacité est complexe.
Au demeurant, aucune de ces valeurs ne s'illustre dans ce projet de décret, dont la rédaction est aujourd'hui laissée à un consensus entre technocrates et techniciens qui, quels que soient les résultats des échéances électorales, seront encore là demain.

Ce qui pourrait n'être qu'un décret illisible de plus est aujourd'hui une menace de mort pour le développement du numérique en France et pour tous les acteurs concernés de près ou de loin par celui-ci, de la presse aux blogueurs, en passant par la grande distribution, les opérateurs de téléphonie, les fournisseurs de logiciels, les fabricants d'ordinateurs, etc.
Sous prétexte de lutter contre la menace réelle du terrorisme, l'Etat français prend - comme aucun autre - le risque de tuer une part non négligeable de l'avenir du pays, sans aucun état d'âme et dans le silence assourdissant d'une campagne présidentielle omniprésente sur Internet, mais muette sur le développement de l'Internet.

Par, Philippe Jannet, président du Groupement des éditeurs de sites en ligne (Geste).
Le Geste regroupe les principaux éditeurs de sites en ligne français, qu'il s'agisse de portails généralistes (Yahoo ! France, Google), d'organismes ou d'entreprises (INA, UFC Que choisir, Manpower, Comareg, France Télécom, Bouygues Télécom, etc.), ou encore de sites de chaînes de télévision (TF1, France télévision, M6, etc.), de radios (Radio France, Skyrock, RTL, RFI, etc.), d'agences (AFP), de journaux (Le Figaro, Les Echos, Libération, Le Monde, L'Equipe, Le Point, L'Express, Le Nouvel Observateur, Le Parisien et les journaux du groupe Hachette Filipacchi Multimedia, etc.).

Source : Le Monde

C'est pour la bonne cause
Ho, de la pub ! Qui ne rapporte rien... Ce pavé est là pour vous parler de cette enquête : c'est longuet et pas forcément passionnant, mais se bloquer 5 minutes pour remplir le questionnaire, c'est justement aider à mieux cibler la pub en question sur GeekZone et Torréfaction. Et de la pub bien ciblée, c'est bon pour tout le monde finalement. Au pire, vous pouvez toujours penser aux 5000 euros de lots à gagner par tirage au sort. Je sais que chez certains ça sera un argument plus percutant. wink.gif

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