C’est un fait communément admis : développer des jeux peut coûter cher, très cher. Temps de développement plus longs, phases de recherche et développement plus coûteuses, avec comme objectif de produire des jeux toujours plus beaux, plus éblouissants, bref, plus « mieux ». Les solutions « toutes prêtes » existent, avec les nombreux middlewares (
ndyavin : en français on dit intergiciel, si si, c'est joli hein ?) disponibles sur le marché : moteurs graphiques chez
id Software et
Epic, moteur dÂ’IA chez
SpirOps (utilisé dans Splinter Cell : Double Agent, par exemple), etc. Mais cela laisse les studios dépendants de solutions externes (avec tous les
inconvénients que cela peut apporter), les rendant finalement maîtres que du seul contenu du jeu.
Photo de famille des initiateurs de Play ALLPartant de ce constat, plusieurs studios français ont décidé de lancer l’initiative
Play ALL. Leur objectif annoncé : créer la première plate forme de développement unifiée totalement multiplateforme. Comment ? En mutualisant la R&D, en capitalisant sur l’expérience des différents acteurs du projet, et en mettant en avant l’aspect collaboratif du développement.
En plus de ces bases solides,
Play ALL s’appuie sur un budget de 13 millions d’euros, pris en charge pour moitié par le Ministère de l’Economie des Finances et de l’Emploi et par la Région Ile de France.
Le consortium Play ALLL’ambition affichée d’être le fer de lance de l’industrie vidéo-ludique française, un projet collaboratif, concret et solide, de l’expérience, un budget conséquent, sont les bases de
Play ALL à l’heure actuelle. L’équipe en place est pour l’instant forte de 12 personnes. Mais il ne tient qu’à vous d’agrandir leurs rangs. Plusieurs postes sont effectivement à pourvoir (cliquez sur l’intitulé du poste pour voir l’annonce en détail) :
SeniorsJuniorsFuture révolution ou projet complètement dingue ? Sûrement un peu des deux. Mais
Play ALL a déjà réussi le pari de fédérer sous sa bannière plusieurs acteurs de l’industrie, et dans le même temps, à obtenir l’appui du gouvernement. Rendez vous pris dans 24 mois pour l’accouchement, en souhaitant bon courage aux parents.
Source :
le communiqué de presse sur l’
AFJVles images sont © de leurs auteurs respectifs
