Par messagerie instantanée, Olivier m'écrit :
faut laisser courir les cons, ça leur fait de l'exercice.
Il ajoute que c'est sous licence Creative Commons Attribution. Dont acte.
Interview de Jeff Whatcott, VP Product Marketing, Enterprise & Developer B.U. (ça calme) chez Adobe, par l'excellent Frédéric Bordage, dans le magazine Programmez! de juin 2007, n°98, page 47. Extrait choisi :
Question : Adobe embrasse-t-il le modèle économique de l'open-source ?
Réponse : Oui. Notre objectif est d'augmenter la taille de la communauté Flex pour l'imposer comme un standard. Nous pourrons alors vendre des outils de développement, conseil, etc. et des composants additionels destinés aux entreprises. Notre prochaine génération d'outils de la gamme LiveCycle s'appuiera par exemple sur Flex [ndlr : Adobe commercialise aussi le bus Flex Data Service et l'IDE Flex Builder].
C'est sur cette citation-manifeste qu'a été inaugurée hier soir la remise des prix "Films et Vidéos" des Webby Awards, première du genre. La sauterie s'est déroulée dans un ancien cinéma permanent et semi-porno (one buck theater) reconverti en multiplexe à la mode. Le décor était donc parfait. Dans le maelstrom de vidéos produites par ou pour le net, une poignée de bonnes surprises mais aussi (surtout) une floppée de productions amateurs qui assurent au web une programmation non-stop, de tenue souvent... moyenne. Le palmarès complet est en ligne sur le site des Webbies. Beaucoup de phénomènes estampillés 2006 dont nous avons parlé sur Flu : La guerre des pochettes, très acclamé ; le déjà classique Animator vs. Animation ; et une mention spéciale au célèbre Noah qui n'était pas nominé mais qui a largement inspiré bien des vidéastes en herbe. Parmi les moments très applaudis de la soirée, citons la fight Dove evolution / Slob evolution :
Ce n'est pas forcément représentatif du niveau général... mais pas loin. Le délicieux Rob Corddry, présentateur de la cérémonie, avait parlé en introduction d'une soirée hommage à l'auto-indulgence (self-indulgence). Il est vrai que les gesticulations de Ask a Ninja ou les hurluberluesques expérimentation Coke - Mentos ne sont pas exactement des grands moments d'émulation cérébrale ni des sommets d'émotion esthétique. La soirée aura permis en tout cas de poser des jalons, dans un ambiance chic et glam du meilleur effet : les outils sont au point, la diffusion aux petits oignons, le tapis rouge est tiré, il n'y a plus qu'à espérer que les créations gagneront en exigeance et en ambition. Rendez-vous en 2008.
A suivre ce soir : the grande soirée de gala. Compte rendu asap.