Aux Eurockéennes dimanche dernier, pendant que Tony Allen se grattait derrière sa batterie en regardant Damon Albarn faire le romantique, il se passait un truc énorme dans la Logia, la scène paumée tout au fond où il fait sombre et chaud : 65daysofstatic démontait les amplis sans tournevis.
Pourtant, ils partaient de loin les gars de Sheffield. Sur disque, le son de leur post-rock instrumental vaguement indus, mi-atmosphérique mi-lourdingue, donne envie de s'enroler dans une milice afghane pour les empêcher de (...)
Rien que dans leur nom, il y a quelque chose qui me plait immédiatement, comme instinctivement, comme si en 7 lettres on pouvait immédiatement suggérer une façon d'envisager les choses, la musique, la vie. Artisan. Vous avez peut-être remarqué qu'ici on aime les chansons façonnées patiemment au fond d'une échoppe, remises cent fois sur le métier, conçues comme de petites pièces d'orfèvrerie, et dont les multiples détails s'imbriquent comme dans ces petites boîtes à musique aux détails ouvragés.
Rien que dans la première chanson (...)

On a aimé AIH en pop fraîche, on les a redécouvert énervés et déchaînés lors de leur dernier concert en France. Et ça fait tout bizarre par où ça passe.

Elvy est un jeune songwriter inquiétant. Trop de talent, trop de mp3, trop de questions, trop d'émotion. Bref une saine démesure inspirée par un sensibilité et une sincérité émouvante.
Ce billet commence par un postulat : tout le monde aime Eumir Deodato. Un peu sans le savoir, et pas forcément le même. Ceux qui aiment la danse sans prise de tête ne savent pas forcément qu'il a transformé Kool and The Gang en machine à tubes à la fin des années 70 en produisant et co-écrivant Ladies night et Celebration. Au même moment, le grand cousin qui le maudit dans un coin de la salle des fêtes du mariage ignore peut-être que les arrangements de Hunter ou les orchestrations de Bachelorette sur son album (...)
En flânant, cet hiver, sur le site de l'excellent label Marriage Records, dont il faudra bien parler un jour, j'ai découvert quelque chose de monumental.
Le groupe s'appelle les Dirty Projectors et ressemble à une espèce de patchwork instrumental nu-jazz folk rock groovy aux accents wagnériens. Ca a une allure incertaine mais c'est totalement jouissif, porté par un grand vent d'air frais qui bouscule tout ce que l'on a pu entendre jusque alors, une musique totale, nouvelle et lumineuse... de (...)
Des cubes transparents placés sur une table suivant leur position vont intéragir entre eux et produire des chaînes de sons. Le résultat est assez prometteur, sachant à quelle vitesse ce type d'outils innovants se perfectionnent. Voir la Reactable. (Via Urzhiata)
"So what's got into everyone ? Why can't bands just break up and fade away ?" Dans The Independent, Ed Caesar cherche à comprendre l'épidémie de reformation qui a contaminé un certain nombre de groupes dispensables.
Ou le retour de Big Brother.
Il y a quelques mois de cela, je vous parlais du Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg), et de la généralisation du prélévement des empreintes génétiques pour des délits de plus en plus éloignés des crimes sexuels auxquels le fichage génétique avait été au début réservé.
En voici un [...]
Louis Jordan en 1947 chante Ain't Just Like A Woman, et la danseuse qui l'accompagne a quand même une classe folle.