La Grande-Bretagne va demander jeudi aux 27 de limiter l'embargo d'exportation de son bétail vivant et de ses produits animaux à une zone plus restreinte, autour des fermes anglaises contaminées par la fièvre aphteuse, ont indiqué lundi des sources diplomatiques. Les experts vétérinaires des 27 doivent se réunir jeudi à Bruxelles, pour réexaminer la situation sanitaire de la Grande-Bretagne. Apparue début août, la fièvre aphteuse n'a été confirmée que dans deux exploitations situées près du village de Normandy, dans le Surrey (sud est de l'Angleterre). Une zone de contrôle de trois kilomètres et un périmètre de surveillance de dix kilomètres ont été mis en place autour de ces sites et sont toujours en vigueur. Dans son dernier rapport épidémiologique, le ministère britannique de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales (Defra) a conclu que le risque que la maladie se propage au-delà du Surrey était "maintenant très faible". Au cours d'une première réunion le 8 août, les experts vétérinaires des 27 avaient décidé de maintenir l'interdiction d'exportation pour toute la Grande-Bretagne, classée "zone à haut risque". Ils s'étaient donnés rendez-vous le 23 août. Londres espère que les experts vétérinaires de l'UE seront d'accord jeudi pour "régionaliser" l'embargo total, délimitant ainsi plus précisément la zone à "haut risque" qui interdit toute exportation. Dans le même temps, la Grande-Bretagne proposera de classer le reste du pays en zone à "bas risque", ce qui autoriserait les exportations de produits animaux, comme la viande et le lait, mais exclurait toujours la vente de bétail vivant dans le reste de l'UE, toujours selon des sources diplomatiques. Un porte-parole de la Commission chargé de la santé, Philip Tod, a simplement rappelé lundi que les experts vétérinaires discuteront jeudi "de la délimitation de zones à haut risque et à bas risque". "Notre objectif est de régionaliser dès que possible le risque si la situation le permet", a-t-il noté. Stewart Houston, à la tête des producteurs de porcs britanniques et conseiller sur la fièvre aptheuse auprès du Londres, s'est montré confiant quant à l'approbation des propositions britanniques par les experts vétérinaires des 27. "Selon nos informations, Bruxelles est satisfait de la direction prise" par les autorités sanitaires britanniques", a-t-il indiqué. "Nous espérons avoir démontré que nous avons introduit des contrôles suffisants, accompagné de l'éradication (des animaux suspects) et que nous n'avons pas de trâce de maladie dans le reste du pays", a-t-il dit. Le minist
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